La Grande Mauve
La Grande MAUVE / Malva sylvestris en élixir floral
Acceptation de soi, ouverture sociale.
Pour accepter les processus de deuil et de transformation qui se manifestent au cours de l’existence, en particulier ceux liés au vieillissement.
Sur un autre plan, développe la confiance et la cordialité chez les personnes timides.
Permet de surmonter l’insécurité et la tendance au repli sur soi.
Elixir conseillé à ceux qui sont mal à l’aise socialement.
Les élixirs floraux européens : Guide d’utilisation – Philippe Deroide
Très appréciée depuis l’Antiquité elle était aussi considérée comme une plante sacrée car elle « libère l’esprit ».
Dans l’Italie du XV siècle, la mauve portait le nom latin d’omnimorbia (contre toutes les maladies).
La mauve fait partie de la tisane pectorale dite « Tisane des quatre fleurs » qui en comporte sept, soit bouillon blanc, coquelicot, tussilage, mauve, guimauve, pied de chat, violette.
Les principaux effets de la mauve sont emollient et désinfectant.
On l’utilise pour apaiser les conséquences de la tristesse [1] et de l’irritation :
- toux, maux de gorge,
- pharyngite, laryngite, enrouement, extinction de voix, trachéite, bronchite,
- douleurs colitiques, constipation,
- inflammations de la peau et des muqueuses (aphtes, furoncles etc),
- inflammations du tube digestif et des organes urinaires.
En Espagne, les multiples usages de la mauve ont donné naissance à la maxime suivante : “Un jardin potager et de la mauve constituent des remèdes suffisants pour un foyer”.
Aucune toxicité de la plante n’a été à ce jour signalée, même en cas d’utilisations prolongée.
La mauve est comestible. Les feuilles sont bonnes en salade et les jeunes pousses peuvent être préparées comme des épinards. Elle était consommée dans l’Antiquité, peut-être même par les hommes de la préhistoire. Charlemagne en raffolait et la voulait comme plante ornementale dans ses jardins.
Sites sur la Grande Mauve :
- LA MAUVE (Malva Sylvestris)
- Grande Mauve – Wikipedia
- Grande Mauve, Mauve blanche ou Guimauve, Rose trémière
- La Grande Mauve
- Mauve sauvage
- Malva Sylvestris
- La Mauve – La Grande Mauve
- Grande Mauve
- Mauve des Bois
- La Mauve sylvestre
Note :
[1] La difficulté à tourner les pages de l’existence se traduit par des sentiments tels que :
- la tristesse
- la souffrance
- la peine
- l’affliction
- l’abattement
- l’accablement
- le déchirement
- l’amertume
- la douleur
- le chagrin
- la mélancolie
- le spleen
- la dépression
Il est important en cas de séparation, de frustration, de pouvoir exprimer notre tristesse, notre souffrance, de pouvoir la mettre en mots, en images, en larmes.
Faute d’un tel vécu émotionnel, notre cœur reste lourd et nous accumulons des amas négatifs, au niveau des poumons et du gros intestin, qui vont ensuite nous affaiblir.
Heureusement la Vie – le moment venu - dans son infinie sagesse, se chargera de réveiller ces blessures, avant de les drainer, en prélude à une saine cicatrisation.
Si vous vous sentez concernés je vous recommande la lecture des livres de Barbara DOBBS & Rosette POLETTI (aux Éditions Jouvence) :
- Vivre son deuil et Croître,
- Accepter ce qui est,
- Lâcher prise.
Les poètes nous ont légué de très beaux textes en rapports avec ces émotions et sentiments :
- Non je n’ai rien oublié – Charles Aznavour
- Les feuilles mortes – Jacques Prévert
- Chanson d’automne – Paul Verlaine (Poèmes saturniens 1866)
- File la laine – Robert Marcy, interprétée par Jacques Douai
- Que la joie revienne – Barbara
- Colchiques dans les prés
J’aime également beaucoup la prière suivante que l’on trouve encore au bout de la rue de la tristesse sur la porte de la chapelle des “Portes de Ré” (sur l’île de Ré – tout à côté du bois de “Trousse chemise” chanté par Charles Aznavour) surmontée d’une magnifique statue de la Vierge couronnée…
Notre-Dame des flux et des reflux,
Notre-Dame du fond des âges,
Notre-Dame du Temps qui passe,
Prends pitié de nous,
Qui sommes de passage
Sur la plage.
Notre-Dame des flux et des reflux,
Notre-Dame des allées et des venues,
Marche avec nous sur le sable,
Avant qu’à jamais ne s’efface,
La trace de nos pas.
Notre-Dame des dunes,
Blanches et courbes collines,
Modelées par la main du vent,
Apaise nos soucis
Et guéris nos blessures,
Avant qu’à jamais nous disparaissions
Dans les sables du temps.
Notre-Dame des airs,
L’air léger du matin,
Le vent bruissant
Dans les oyats* tremblants,
Emplis nos poumons de plein air
Avant qu’à jamais nous manque le souffle.
Au moment du dernier passage,
O Notre-Dame,
Et du dernier soupir,
Et du dernier regard,
Et du dernier baiser,
Souviens toi de notre pèlerinage
Sur la plage,
Et conduis nous
Dans l’éblouissement
De la lumière éternelle.
* Oyat : Plante qui sert à fixer le sable des dunes.
(Famille des graminées, synonyme : l’élyme ou le gourbet.)
















Bonjor Pitre,
J’aime beaucoup la façon de lier maux de l’esprit et du corps dans les ouvrages consacrés aux plantes : on peut y voir le charme des recettes de nos grands-mères, l’aspect compatissant et humain mais pas geignard puisqu’on apporte les remèdes.
Cet article va nous permettre de voir la vie en… mauve !
Commentaire par mb33470 — 22 décembre 2008 @ 9:24